30 novembre 2006
Distance et proximité
La
dimension cachée
De
Edward Twitchell Hall
Ed
seuil, 1978, coll points essais
La dimension cachée, c’est celle du territoire de tout être vivant,
animal ou humain, de l’espace nécessaire à son équilibre. Mais chez
l’homme, cette dimension devient culturelle. Ainsi, chaque civilisation
a sa manière de concevoir les déplacements du corps, l’agencement des
maisons, les conditions de la conversation, les frontières de
l’intimité. Ces études comparatives jettent une lumière neuve sur la
connaissance que nous pouvons avoir d’autrui et sur le danger que nous
courons, dans nos cites modernes, à ignorer cette dimension cachée :
peut-être est -ce moins le surpeuplement qui nous menace que la perte
de notre identité. Reprend un ouvrage déjà publié au Seuil
en 1971. L’original anglais est de 1966. L’auteur, anthropologue,
s’intéresse aux problèmes des relations interculturelles. La "dimension
cachée" dont il traite ici, est celle du territoire de tout être
vivant, animal ou humain. Quatorze chapitres sur des aspects variés,
chez les animaux et chez les hommes : distance, surpopulation,
perception de l’espace, espace visuel, perception par l’art,
anthropologie de l’espace, proxénies comparées (chez les Allemands, les
Anglais et les Français, puis chez les Japonais et les Arabes), villes
et cultures, etc. — Services Documentaires Multimédia.
29 novembre 2006
19e Entretiens Jacques Cartier
La transformation de la ville, ses mutations sont au cœur des préoccupations et des débats actuels
Son devenir est un véritable enjeu de société pour tous les acteurs que nous sommes, du citoyen au politique. En amont de la réflexion urbaine à mener sans cesse, la question du développement durable est aujourd’hui première. Cependant le constat est médiocre, puisque trop souvent elle est regardée avec une vision restrictive. Pour exemple, le critère fondamental de l’économie du foncier, est balayé par l’émergence de la cité-jardin qui retrouve aujourd’hui un nouvel élan.
Fréquemment l’habitant, une fois installé, cherche à protéger sa pratique de la ville. Dès qu’une friche est disponible, il réclame un espace vert, un parc urbain. Cette attitude empêche de repenser la ville contemporaine comme un lieu nécessaire de mixité sociale et de partage.
L’étalement urbain est un véritable danger au regard des problèmes de déplacement qu’il génère.
La densification semble pourtant être une réponse face aux gaspillages énergétiques et spaciaux, tout en permettant l’accès du plus grand nombre aux équipements éducatifs, culturels…. Coûts de déplacement automobiles, et pollution engendrée doivent inciter le politique à proposer plus de concentration, plus de compacité sur les zones bénéficiant d’une desserte forte en transports en commun.
Les collectivités publiques peinent à assurer le développement des transports en commun pour raccommoder et raccrocher les zones périurbaines des centres villes.
Ne sommes-nous pas prisonniers de notre culture, de notre histoire urbaine, de nos réglementations ?
Peut-on imaginer une ville plus dense, à la fois humaine, attractive, et chaleureuse ?
Colloque n°12, placé sous la présidence de Phyllis Lambert, Directeur fondateur et Président du Conseil des fiduciaires du Centre Canadien d’Architecture
Ce colloque se tient dans le cadre des 19e Entretiens Jacques Cartier, se déroulant en Rhône-Alpes du 30 novembre au 6 décembre 2006. Ils regroupent 20 colloques franco-québécois dans des domaines variés. Le colloque DEN(S/C)ITE est le fruit d’une collaboration entre le Centre Jacques Cartier, le Département du Rhône et la Maison de l’architecture Rhône-Alpes.
Entrée libre sur inscription.
Colloque DEN(S/C)ITE : Lundi 4 décembre 2006 au Conseil général du Rhône 29/31, Cours de la Liberté 69003 Lyon (entrée piétonne rue de Bonnel)
28 novembre 2006
Toilettes publiques
Une vie de chiottes ! Physiologie. Sortie d'un livre consacré à l'un des lieux les plus fréquentés par l'humain.
Pour commencer, on ne vous dira pas «comment allez-vous ?» Non par manque de politesse, mais au motif très sérieux que sous cette anodine question se cache en fait une entrée en matière quelque peu «fécale» qui «nous vient d'un temps où la première question des médecins réduits à la pratique du clystère et de la saignée» était... «comment allez-vous ?» Sous-entendu : «Allez-vous bien à la garde-robe ?» Garde-robe ? Oui, ce lieu où l'on plaçait jadis la chaise percée... Tout ça pour dire le niveau d'érudition dont fait montre le Grand Livre du petit coin (1), un tout nouvel ouvrage, consacré comme son titre l'indique à l'un des lieux les plus fréquentés par l'homme (et la femme, lire ci-dessous ce qui les différencie) : le cabinet. Ou encore toualeta, chez les Grecs. Bref, un vaste sujet dont ce livre se propose de faire le tour, mais qu'on ne saurait lire «d'une chiée» (2), eu égard à sa présentation sous forme d'abécédaire, avec des entrées aussi réjouissantes que «cacator», «feuillées» (terme militaire pour les latrines), et ce si commun «y a quelqu'un ?», que beaucoup beuglent devant la porte des WC.
Certes, ces quelque 400 pages (fort joliment illustrées) ne jouent pas dans la même catégorie que les Lieux, histoire des commodités, du récemment disparu Roger-Henri Guerrand, grand historien de la vie quotidienne, mais il y a de quoi se cultiver. Ainsi, apprend-on en vrac que c'est Rambuteau, préfet de la Seine, qui fit installer les premières toilettes publiques en 1839 ou, tout aussi fondamental, que le PQ n'arriva en France qu'au début du XXe siècle...
Pratique
aussi, cette somme enseigne à ses lecteurs comment demander
«Où
sont les toilettes ?» dans
des tas de langues ( «Toire
wa doko desu ka ?» en
japonais), et même, trop chic, en latin («Ubi
sunt latrinae ?»). Mais
il n'a pas que ça. Grâce au Grand
Livre du petit coin, de
nombreux salariés pourront désormais vérifier
que le code du travail est bien respecté dans leur entreprise
(et sinon, séquestrer leur patron). Les normes sont les
suivantes : un lavabo pour dix salariés, un urinoir pour vingt
hommes et deux toilettes pour vingt femmes. A noter : l'employeur
doit veiller à leur propreté... Mais bon, tout ça
c'est rien que des problèmes de nantis. Parce que,
actuellement, 2,5 milliards de Terriens vivent encore sans toilettes.
Et ça, c'est vraiment moche. Par
Catherine MALLAVAL© Libération, 25.11.06.
(1)
Le
Grand Livre du petit coin, par
Sabine Bourgey et Alain Schneider, éditions Horay, 22 €. (2)
«Je
l'ai lu d'une chiée» aurait
déclaré Che Guevara à propos du Petit
Prince, dévoré
aux vécés.
Santé ville
Animaliser l’homme
Humaniser l’animal
Mécaniser le vivant : la contestation des frontières
Conférence de Jean-Michel Besnier, cycle de conférences
"Identités à la dérive", Marseille, jeudi 8 février 2007
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Santé, vulnérabilité et ruptures sociales
La Rochelle, 6-7 décembre 2006, 9h30-17h30
Séminaire en Sciences de l'Homme et Sociétés organisé par les Ateliers
du CCAS de La Rochelle et coordonné par Gérard Laniez, en collaboration
avec Isabelle Parizot et Pierre Chauvin, SIRS Ile de France. Avec la participation de : Pierre CHAUVIN, Epidémiologiste INSERM
U 707, Paris- « Déterminants sociaux de la santé et du recours aux
soins. »
Sylvain PECHOUX, Sociologue Centre Maurice Halbwachs (EHESS - CNRS
- ENS), Paris Isabelle PARIZOT, Sociologue INSERM U 707 - Centre
Maurice Halbwachs (EHESS - CNRS (...)
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L'homme et la ville
Henri LABORIT
(1914-1995)
par
Pierre HUGUENARD,
Professeur émérite à la
faculté de médecine de l’Université Paris XII
– Val de Marne
.. Le premier, Biologie et structure,
aborde l’aspect biologique de la sociologie et du comportement. Le
succès de ce livre paru en mars 1968, peu avant les événements
de Mai donc, a attiré sur son auteur l’intérêt
des étudiants du département d’urbanisme de la
faculté expérimentale de Vincennes, qui lui ont demandé
de créer une unité de valeur “biologie et urbanisme”.
Depuis le début de 1969 et jusqu’en 1974, il a donc, avec
son collaborateur Bernard Weber, assuré cet enseignement. Le
livre L’Homme et la ville résume son approche
biocomportementale des problèmes problèmes urbains...
L'Homme
et la Ville
Henri Laborit
Ed champ /Flamarion 1971
La finalité
de toute structure vivante est de maintenir cette structure : un
groupe social représente une structure vivante d'un certain
niveau de complexité. Henri Laborit démontre que la
ville est l'un des moyens utilisés par tout groupe social pour
maintenir sa structure. En effet, l'homme qui, jusqu'à une
époque récente, n'a découvert que la physique et
l 'a utilisée pour accroitre sa puissance technique
permettant la domination de certains individus ou de certains groupes
humains sur d'autres( le plus souvent par l'intermédiaire du
profit) a utilisé la ville dans ce même but. Tout y est
fait pour assurer la défense de la propriété des
objets, des êtres, des moyens de production, des niveaux
hiérarchiques. La destruction progressive de l'environnement
et la disparition de l'espèce humaine auxquelles peut aboutir
ce type de comportement de puissance fonderont peut-être la
grande crainte qui conduira l'homme à transformer par cela
même la finalité des groupes sociaux au seul profit de
l'espèce humaine.
La
participation et la ville à l'ensemble de cette évolution
montre que l'urbanisme n'est pas seulement un problème de
spécialiste : c'est le problème de la vie humaine dans
son ensemble qui est posé.(4ème de couverture)
27 novembre 2006
Sommaire 0
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Lyon Septembre de la photo 2006
Entre- deux de soi et de la ville
Qui veut mettre le feu au banlieues ?
La place de l'enfant dans la ville
Alberti et l’homme à construire
Architecture comme corps de l'utopie
La biennale du design à St-Etienne
Passages de l'intime au public
Enchantement et désenchantement
26 novembre 2006
Dedans et dehors

Entre dedans et dehors
l'architecture naturelle
de Sauzet Maurice
Ce livre est une lecture indispensable qui veut se lancer dans la
construction de sa maison. L'auteur offre une ouverture vers une
architecture autre que celle de la maison cubique et du trio
palier(s)/couloir(s)/porte(s). Il offre un point de vue mettant en
valeur la vision, la lumiere et la nature. Il offre de multiples
conseils notamment si vous ne possedez qu'un petit terrrain (600 m2)
avec des contraintes fortes (construction a 4m), etc. Le livre est
illustre de plans et de photos qui fournissent mille idees.
Vivre, penser, bâtir
Le
sens de l'espace au Japon
vivre,
penser, bâtir
Augustin
Berque ; Maurice Sauzet
Ed Arguments, 2004
Le
sens de l'espace au Japon, c'est le déploiement du monde
japonais, de la terre d'un certain archipel à la manière
dont le moi s'y définit dans son rapport avec les choses et
avec autrui. C'est l'organisation des parcours dans un
jardin-promenade, l'agencement des pièces dans l'ancien palais
du shôgun à Édo, mais aussi certains principes
managériaux des grandes entreprises, l'apparente absence du
sujet dans certains poèmes, les repères situationnels
de la morale ordinaire, et jusqu'à la remise en cause au XXe
siècle, par la «logique du lieu» nishidienne, du
principe d'identité qui fonda l'inférence rationnelle
chez Aristote. En effet, chaque société crée son
espace dans un sens qui lui est propre, et qu'analogiquement elle
déploie dans tous les domaines de son existence; mais en
outre, la spatialité japonaise a ceci de particulier qu'elle a
construit un paradigme existentiel: un paradigme de la vie même,
à l'opposé du mécanisme de la modernité
occidentale. On en tire ici les leçons pour une architecture
naturelle, en prise concrète avec les sens de notre corps dans
le paysage.
Le corps à Caen
Le corps : mise(s) en jeu
Le corps humain est le plus souvent envisagé dans son seul aspect biologique. Et pourtant, chacun sait qu’il dépend également des contraintes que lui impose son environnement, tout autant qu’il est le reflet et le réceptacle d’une société ou d’un groupe donnés. Mis en jeu dans des représentations et des pratiques sociales et culturelles, le corps est producteur et récepteur de messages, de codes et de normes parfois complexes.
12 ème édition de la Semaine du cinéma ethnographique
Nos choix se sont notamment portés sur des documentaires qui ont pour
caractéristique de « faire monde » et d’immerger
le spectateur dans un univers chaque fois différent. Autant de films
qui développent un regard singulier, soucieux de la juste distance à
l’autre et habiles à restituer les milieux qu’ils investissent.
Ma gare, ma petite indépendance
de Vincent Jaglin,
France, 2002, 52 min,
Beta SP, couleur
Adulte handicapé, grand enfant lunaire et attachant, Dominique est atteint d’une malformation cérébrale congénitale. Employé dans un CAT, il partage un petit appartement avec sa mère, qui veille à son bien être et à son emploi du temps d’ailleurs peut-être un peu trop à son goût. Car les journées de Dominique sont pour le moins bien remplies : entre son travail et les différentes tâches ménagères qu’il effectue quotidiennement, Dominique s’est en effet forgé sa propre place au cœur même de la cité. Chaque jour, aux heures de pointe, il régule la circulation devant la gare de Rouen, avec l’efficacité, la bonne humeur et le sérieux d’un authentique fonctionnaire, qui aurait trouvé là sa véritable vocation…Avec beaucoup d’humanité et de précision, la caméra de Vincent Jaglin développe une écriture documentaire à la fois sensible et assurée, rigoureuse et vigilante, attentive et soucieuse de la juste distance.
Du 27 novembre au 03 décembre 2006
à Caen - Cinéma Lux Informations pratiques
25 novembre 2006
Alvar Aalto
Alvar Aalto, architecte d'un monde meilleur
De Eeva Vuorenpaa
Finlande 1997-54'- Film couleur
YLE/Odysée
Le 3 février 1998, Alvar Aalto aurait eu 100 ans. Le documentaire relate la carrière de l'architecte finnois internationalement connu, aux oeuvres déroutantes de modernité, en s'attardant sur la deuxième moitié des années 30. C'est à cette époque qu'Alvar Aalto se dissocia du mouvement architectural européen des fonctionalistes pour donner naissance à un mouvement architectural tourné vers un l'humanisme et la nature.
Dans ce film, on apprend que la forme serpentine 
que l'on doit au designer qu'il fut, a été inspirée par les lacs finlindais et les dentelles des sous- vêtements de sa mère qu'il entrevoyait. On voit bien là que L'affect à pris le pas sur le rationalisme, dans la construction de son oeuvre où règnent élégance,simplicité, émotions et humanisme.
