10 avril 2007
Là où le vide se fait air
nous faire voir la ville
autrement
Cédric Bernadotte (Toulon) avec une économie de moyen affirmée, scotch, film d'emballage, bâche plastique réinvente la vie; le mobilier urbain lui inspire de nouvelles situations, de nouvelles fonctions. La ville, où toutes les formes sont possibles, plus ludique, plus multiple que les dispositions mono fonctionnelles qui sont proposées. L'artiste prône le repos dans ces villes en mouvement perpétuel, et met en évidence que le citoyen a un rôle très important à jouer dans le développement et la construction du milieu dans lequel il vit. in ...491, Bruno Vincent.
Place à l'huile-2003-vidéo
Prolif, intervention au gonflable - 2001 de nuit- vidéo
(Dé)régulations
Illustration, Benoît Peeters, Brüsel (en collab avec F. Schuiten), Casterman, 1992
VILLE
ET SANTE MENTALE :
projections,
politiques, ressources et symptômes.
Les
premières expériences de psychiatrie « de secteur » qui ont eu lieu en
France après la deuxième guerre mondiale avaient pour point de départ
le rejet de l’asile psychiatrique. En déplaçant les fonctions de refuge
au sein de la ville, elles ont modifié le rapport entre ville et projet
thérapeutique, en articulant l’offre de soins aux lieux d’ancrage de la
géographie urbaine (hôpital de jour, accueil, prise en charge modulée).
Depuis,
les mutations urbaines, l'évolution de la psychiatrie, enfin
l'ouverture d'un champ de la santé mentale qui interroge la souffrance
« sociale », invitent à faire la somme de ces expériences et à engager
une nouvelle réflexion sur la ville que permet le prisme de la santé
mentale. Ce colloque, vise à croiser les approches de
la psychiatrie, de la psychanalyse, de l'architecture-urbanisme et des
sciences sociales sur les mutations urbaines contemporaines.
Le
colloque s'organisera autour de trois axes interdisciplinaires :
l'accueil de la folie dans la ville, la santé mentale comme champ
politique, la ville à travers le symptôme.
La première journée, organisée en sessions plénières, permettra d’interroger les différentes perspectives disciplinaires et de mettre en commun les matériaux d’analyse proposés par le champ de la santé mentale, tandis que la deuxième journée sera l’occasion d’un travail collectif interdisciplinaire autour des thématiques discutées dans les ateliers.
Fédération de recherches
Sciences de la ville
Colloque interdisciplinaire
PARIS, 29 et 30 mai 2007
Université Paris 7/EAPVS
Urban de(stress)
Santé mentale, ville et violences
de Michel Joubert (Sous la direction de)
Ed Erès, 2003
Qu'y a-t-il de commun entre les traumatismes résultant de la catastrophe d'AZF à Toulouse, les actes incivils et la déscolarisation de certains jeunes des quartiers populaires, la violence larvée et/ou effective dans certaines relations sociales et institutionnelles, les tentatives de suicide chez des adolescents, les logiques de dépression et d'alcoolisation des individus confrontés à la disqualification et à l'isolement, les " passages à l'acte " de personnes qui n'en peuvent plus de souffrir et de vivre dans le dénuement, la tuerie insensée de Nanterre et le développement des multiples conduites dites addictives ? A priori rien, si ce n'est l'existence de détresses et de souffrances, mat, ou pas du tout prises en compte par notre société et notre système sanitaire et social. Cet ouvrage rassemble les contributions nécessaires pour penser les conditions qui font aujourd'hui de la santé mentale une véritable question de santé publique. Des cliniciens - psychiatres, psychologues, engagés dans une pratique de secteur ou travaillant en relation directe avec les publics en grande difficulté - des ethnologues, des sociologues, des épidémiologistes, des acteurs locaux travaillant sur ces phénomènes tels qu'ils se manifestent aujourd'hui dans les villes, et plus particulièrement sur les zones urbaines dites sensibles, apportent ici des éléments précieux de compréhension, des ouvertures pour l'action, et surtout, ouvrent un débat sur la pertinence de développer, dans un souci de prévention, des actions concertées et de proximité dans le champ de la santé mentale (non réduite à l'approche psychiatrique).
La vie en équilibre

REUTERS-Gare du Nord, 27.03.07
"Abords et buffets de gares, places et boulevards gangrenés par la
circulation, squares de quartier, parages des grands magasins..." C'est là qu'un homme aime se retrouver, dans ces lieux urbains "indécis", "précaires" : "Depuis
toujours, l'homme devinerait qu'ils sont la quintessence même de
l'attente. Ecarquillant les yeux, il traquerait là d'obscures prémices.
Partout ailleurs, le monde lui apparaît verrouillé. Tout semble s'y
être joué, et à jamais." FAITS, II de Marcel Cohen, Gallimard, 2007. Extrait du Monde des livres | 05.04.07 |
Perception de l'intention
Raisons Pratiques n°7
la folie dans la place
Isaac JOSEPH et Joëlle PROUST (dir.)
La folie dans la place se définit par opposition à la folie dans les murs. Ravages de l’entourage. Perturbations de l’accord usuel entre posture et place. La « maladie mentale » commence par s’exposer. Au jugement du sens commun et dans les catégories de l’intelligence partagée.
Dans ce moment d’émergence, ce n’est pas l’altérité radicale du délire mais le caractère intermittent du désordre qui menace les ressources d’autorégulation du milieu proche. La folie fait irruption au cœur de la réciprocité, comme pathologie du lien et des échanges, dans le langage, comme trouble de la conversation, dans l’action conjointe, comme modification systématique de l’attention, e la perception et la représentation de l’intention.



