12 avril 2007
Lieux- passerelles
Les espaces publics de demain
UNE
FONCTION SOCIALE D’ÉCHANGES
ET DE COHÉSION
Hier
espaces « obligés », les espaces publics
deviennent des espaces « choisis »... On les fréquentait
pour leur seule fonction d’accès à des services
collectifs et l’usager n’en attendait pas de fonction propre.
Aujourd’hui, ils développent et varient leurs
fonctionnalités et ils jouent un rôle nouveau tant sur
le plan social qu’économique et commercial, qui tend à
en faire des lieux de vie essentiels pour demain.
14
H 30
: Ouverture
JACQUES
DERMAGNE, président
du Conseil économique et social
UN
ESPACE PUBLIC “NOUVEAU”
: LA RUE Intervention
de FRANÇOIS
ASCHER, universitaire,
président de l’Institut de la Ville en Mouvement
15
H 00
- 16 H 30
: UNE
FONCTION ÉCONOMIQUE NOUVELLE ET ÉLARGIE
Table
ronde avec :
• Jean-Paul
Bailly, président de
La Poste, membre du CES
• Philippe
Collin-Delavaud,
directeur général
délégué du Stade de France
• Mercedes
Erra, présidente
exécutive Euro RSCG Monde
• Jean-Alain
Mariotti, président de
la Chambre de commerce et d’industrie du
Lot-et-Garonne, membre du CES (à
confirmer)
• Marc
Noyelle, directeur général
adjoint d’Aéroports de Paris
Table
ronde animée par Jean Dumonteil, directeur
de La lettre du secteur public
Intervention
des groupes du CES
Echanges
avec les participants
Table
ronde avec :
• Pierre
Mongin, président de
la RATP
• Jean-Robert
Pitte, président de
l’Université Paris-Sorbonne
• Guillaume
Poitrinal, président
d’UNIBAIL
• Un
dirigeant d'une société d'autoroute
Table
ronde animée par Gilles Dansart, directeur
de la rédaction de
Ville & Transports
Intervention
des groupes du CES
Echanges
avec les participants
Les
espaces publics ne se limitent pas à faire accéder à
un service mais ils deviennent centres commerciaux et pôles de
services. Leur fonction d’information se développe au point
d’en faire des lieux d’ouverture sur l’extérieur, des «
lieux-passerelles ».Acquérant une sorte d’autonomie
économique, ils fonctionnent selon une logique qui peut être
différente, voire conflictuelle, du service auquel ils sont
liés... ce qui pose également la question de leur
gestion. Alors que le service collectif est le plus souvent «
consommé » individuellement, l’espace public est un
lieu de vie collective, où la fonction d’échange et
de rencontre est en plein développement. Lieu d’accueil mais
aussi d’ouverture sur l’extérieur, l’espace public peut
avoir vocation de contribuer à la cohésion ou à
l’intégration sociales.
18
H 00
: COCKTAIL
DE CLÔTURE
56e Forum d'Iéna
Jeudi 26 avril 2007
De 14h30 - 18h30
Conseil économique et social
Palais d'Iéna
9 Place d'Iéna - 75116 Paris
Mégabidonvilles

Le pire des mondes possibles :
De l'explosion urbaine au bidonville global
Mike DAVIS
Ed de la découverte, 2006
« Pour mortels et dangereux qu’ils soient, les bidonvilles ont devant
eux un avenir resplendissant. » Des taudis de Lima aux collines
d’ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille
Ville de Pékin, on assiste à l’extension exponentielle des mégalopoles
du tiers monde, produits d’un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de
la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc
imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les
bidonvilles traditionnels en « mégabidonvilles » tentaculaires, où
domine le travail informel, « musée vivant de l’exploitation humaine ».
Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux
de reproduction de la misère, à laquelle les gouvernements n’apportent
aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur
vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement,
la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions
d’habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien
loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde
urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec
ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l’échelle planétaire, un avenir cauchemardesque.
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