16 avril 2007
Substances de l'eau

L'Eau et les rêves
Essai sur l'imagination de la matière
Gaston Bachelard
Ed José Corti, 1942
À
l’écoute de l’eau et de ses mystères, Gaston Bachelard entraîne son
lecteur dans une superbe méditation sur l’imagination de la matière.
Son domaine s’élargit, le philosophe se laissant davantage guider par
les images des poètes, s’abandonne à sa propre rêverie. Des eaux
claires, brillantes où naissent des images fugitives, jusqu’aux
profondeurs obscures, où gisent mythes et fantasmes.
Avec L’eau et les rêves,
la méthode de Bachelard s’assouplit — il ne s’agit plus d’une
psychanalyse, mais, comme l’indique le sous-titre, d’un "Essai sur
l’imagination de la matière"—, en même temps que son domaine s’élargit
et que le philosophe se laisse davantage guider par les images des
poètes, s’abandonne à sa propre rêverie. L’ouvrage suit une progression
vers la profondeur, vers la substance.
Commençant par les images qui
"matérialisent mal", les eaux claires, brillantes, qui donnent
naissance à des images fugitives et faciles, Bachelard aborde ensuite
les eaux dormantes, en utilisant particulièrement les passages de
l’œuvre de Poe où revient le thème, chez lui obsessionnel, de l’eau
lourde, de l’eau de mort, ce qui le conduit au fleuve des morts
(complexe de Caron), au noyé qui flotte (complexe d’Ophélie). Dans les
"eaux composées", Bachelard traite de l’équilibre des liqueurs, de
l’eau qui brûle, de l’eau pénétrée par la nuit, de la terre imbibée
d’eau.
Remontant vers les archétypes symboliques, il montre l’eau, le
liquide comme nourrissants, abreuvants et souligne leur caractère
maternel, féminin. L’eau est aussi lustrale, moyen de purification ; il
existe une "morale de l’eau". Deux chapitres, consacrés à la
"suprématie de l’eau douce" et à l’"eau violente", précèdent la
conclusion qui évoque l’eau murmurante, l’eau qui parle. Sommaire
Au fil des berges
Un air de campagne au bord de l’eau : la nouvelle rive gauche
Les aménagements des berges concernent
environ 10 hectares et 5 km sur la rive gauche du Rhône, du nord au
sud, de la Cité internationale au parc de Gerland. Le 13 février 2003, In situ (paysagistes), Jourda (architectes)
et Coup d’éclat (concepteurs lumière) ont été missionnés sur le projet
par une commission réunissant élus et professionnels de l’aménagement
urbain.
Panorama des berges. Présente l’aménagement des berges, zone par zone, depuis la Cité internationale jusqu’au parc de Gerland. A voir aussi en perspective.
Bien que l’ouverture officielle des berges au public ne soit prévue que
le 9 mai 2007,
jour de la Fête de l’Europe dont voici le programme, les lyonnais se sont déjà appropriés les 5 km de berges, ainsi qu’en témoigne le
Superforum Lyon-urbanisme, riche en photographies au fil du chantier et réactions diverses.
Page consacrée au projet sur le site du Grand Lyon
Liste des publications du Grand Lyon sur le réaménagement des berges du Rhône. Depuis février 2005, le Grand Lyon édite en particulier Info Berges, dernier numéro mars 2007.
La Péniche des berges du Rhône , lieu d’exposition et d’information sur
le projet des berges du Rhône entre le pont Wilson et le pont Lafayette
tél : 04 78 71 08 54 - email : berges2006@glyon.org
ouverte : les mercredis de 9h à 12h et de 13h à 19h, samedis de 13h à 19h, dimanche de 14h à 19h
Ré-ouverture le mercredi 18 avril 2007

