04 août 2007
Hospitalités
Urban connections II
Placées sous le signe des "Hospitalités", un ensemble de manifestations
coordonnées par le réseau TRAM (réseau d’art contemporain Paris /
Ile-de-France), les expositions de la saison 2007 présentent de très
nombreuses œuvres produites sur le site : sur le thème de la ville, de
la notion de territoire, de l’espace public et des images qu’il génère,
du paysage et de son évolution mondiale, de son rôle plus ou moins
conscient dans la construction de l’Histoire.
Les
œuvres de "Urban Connections (I)" sont remplacées par de nouvelles
propositions des mêmes artistes, en majorité produites in situ.
Nadine
et Gast BOUSCHET*, Lisa BRICE, Jota CASTRO, Jacques CHARLIER, François
CURLET, Michael DANS*, Wim DELVOYE*, Frédéric GAILLARD*, Felix GMELIN,
Marin KASIMIR, Jacques LIZENE, Jean-Luc MOERMAN, Deimantas
NARKEVICIUS*, Benoît PLATEUS*, Frédéric PLATEUS*, Benoît ROUSSEL*,
Alain SECHAS, Beat STREULI*, Didier VERMEIREN, Piero VITA
* Nouveaux projets, nouvelles oeuvres à partir du 13.05.07
Exposition
au château de Chamarande et dans les fabriques du 13.05 au
30.09.07-Entrée libre
Masse mouvante
bodies
in urban spaces
The
body is the tool for perceiving the dimensions of space. By putting
himself in relationship to space and architecture body is not only
measuring the space around him, body gives it a meaning. By literally filling up spaces
that are left free in the designed space (architecture) not only
dimensions become visible, it tries to make clear and point out how
bodies stand against architecture and how they can change the
perspective on it. Starting
from that idea it developed further over the years into different
ways of "reacting"
or interpreting locations and sites in urban spaces.
I started to work
on this photo series in the first of my residencies"bodies-space-architecture"
in "Casa Hoffmann" in Curitiba/Brazil in 2004. The
project is going to build a parcours of body sculptures through the
city. At the same time the moments will be captured by a photographer to
create a photo series of the trail. Willi Dorner, May 2006.
A production of cie.Willi Dorner.
Willi Dorner en état de marche-Performance. Pour Paris Quartier d’été, le danseur autrichien anime une visite corporelle du Domaine de Chamarande. Libération 28-07-07.
edith@paname
Processus
de collecte et d'échanges
de fragments-regards sur la ville
MU, groupe pluridisciplinaire, originaire des arts plastiques, collecte en effet des sons dans la ville pour en constituer une banque de données disponible en ligne, puis pour proposer des migrations sonores d’un quartier à un autre.Mais c’est quoi, MU ? MUriel ? MUsique ? Métaphore Urbaine ? Ou bien le continent perdu, l’Atlantide du Pacifique ? C’est ça. Exactement. Tout à la fois et entre autres.Car la collecte du collectif, c’est celle des traces de réel dans la ville. Ces traces mises à libre disposition sont empruntées, mixées, samplées, montées, comme les images d’un film, dans un « re-montage » des sons de la ville. Pour une re-création de la ville par le son. MU qui aime à mélanger réalité et fiction travaille beaucoup sur les cartes, pour implanter concrètement la dérive. Ainsi, à quelques kilomètres de distance, deux quartiers que tout différencie en viennent à constituer ensemble un troisième continent imaginaire qui accueille sans visa tous les citoyens du monde.
Géopoétique des sons
Voir Paris autrement
grâce à
des sons
Découvrir la ville par les
oreilles pour créer une "géopoétique des
sons" : tel est le projet du collectif Métaphores
urbaines. Dans le cadre du festival Paris quartier d'été,
le collectif, rassemblant des artistes issus des arts plastiques, de
l'électroacoustique et de la production radiophonique, propose
une exposition qui a lieu dans nos oreilles et sous nos pas. Il a
ainsi mis en place Super 16, un parcours sonore dans le 16e"construit comme le scénario
d'une fiction radiophonique à ciel ouvert".
casque sur les oreilles, audioguide et
plan à la main, le visiteur, héros de ce "travelling
sonore", quitte la Maison de la radio et s'engage dans une
ballade auditive d'un peu plus d'une heure où vont s'enchaîner
onze "pièces sonores" réalisées à
partir de sons collectés lors d'ateliers de création
organisés dans le 18e arrondissement.
Les artistes et les jeunes du quartier
participant à ces ateliers ont recueilli des traces,
bruissements, bribes de paroles dans le quartier de la Goutte d'or
pour faire entendre et voir la ville. Super 16 est conçu
comme une "migration " dans la ville mais aussi
comme le "télescopage entre deux quartiers
radicalement différents, le 16e et le
18e", indique Olivier Le Gal, le
producteur de l'événement.
On grimpe au-dessus de la Maison de la
radio avec dans les oreilles des voix, des rythmes et des musiques
piochées par le japonais Aki Konda dans la zone africaine de
la Goutte d'or. Puis, rue des Vignes, on entre dans une épicerie
du même quartier où des rappeurs improvisent un
freestyle. Arrivé au coeur du village de Passy, plusieurs
centaines de voix, enregistrées et remixées par Joachim
Montessuis prononcent simplement "Sarkozy" dans un
micro. La redescente vers la Seine se fait au son de vrombissements
étranges, éclats de conversations policières au
talkie-walkie, nappes sonores, sons de frigos et de métro.
Du village de Passy jusqu'à la
statue de la Liberté, on ne comprend pas tout de cette
"expérience sensorielle entre radio-art, installation
sonore et documentaire expérimental". Une visiteuse
de cette exposition in situ"parfois cacophonique" mais elle ajoute : "En
enlevant mon casque, j'entendais mieux la ville."
Voir Paris autrement grâce à
des sons-Victor Pouchet-LE MONDE | 02.08.07 |
Collectif MU-Paris quartier d'été.
Les 3, 4 et 5 août, départ du Palais de Tokyo. De 16
heures à 21 heures. Tél. : 01-44-94-98-00.

