17 août 2007
Enclaves urbaines
Quand la ville se ferme
Quartiers résidentiels sécurisés
De Guénola Capron, Collectif
Ed Bréal, 2006
Dans les grandes villes se multiplient les quartiers résidentiels
fermés. Lotissements sécurisés, " ghettos " de riches ou de pauvres,
gated communities...: ces enclaves urbaines, qui ne sont plus reliées
les unes aux autres, font peur, car elles menaceraient la ville
d'éclatement. Pourquoi de plus en plus de nantis ont la tentation de
vivre entre eux, tandis que les pauvres sont relégués dans d'autres
enclaves ? Comment et grâce à qui ces quartiers se forment-ils ?
Quelles en sont les conséquences sur l'espace urbain ? Cet ouvrage nous
invite à visiter ces enclaves, à rencontrer leurs habitants et leurs
riverains, à comprendre leurs choix, à partager leur vie quotidienne.
En nous parlant des personnes qui y vivent, ce livre permet de saisir
la logique de ces quartiers sans en stigmatiser les résidents. Les
auteurs, chercheurs français et américains, nous proposent une autre
lecture de cette privatisation de l'espace urbain. L'ouvrage est le
fruit d'une enquête collective menée essentiellement en Amérique du
Nord et du Sud.
Directrice de l'ouvrage, Guénola Capron est ancienne élève de l'ENS
Fontenay-Saint-Cloud. Elle est chargée de recherche au CNRS. Rattachée
au Cirus-Cieu (Toulouse), elle est en détachement auprès du ministère
des Affaires Etrangères et rattachée au Centre d'études mexicaines et
centraméricaines à Mexico (2004-2006). Ses recherches portent sur les
espaces publics urbains, les espaces marchands et l'urbanité des villes
latino-américaines. Jean-François Staszak, directeur de la, collection,
est normalien, agrégé de géographie. Il est maître de conférences en
géographie à l'université de Paris I. Il a publié des ouvrages et une
trentaine d'articles scientifiques. Ses recherches s'inscrivent dans le
champ de la géographie culturelle, qui analyse le monde tel qu'il est
vécu et représenté
Ville gay
Vienne cherche à devenir une capitale du tourisme gay
La capitale autrichienne a de nouveau lancé, cet été, une opération de
séduction en direction d'une clientèle très recherchée : les touristes
homosexuels. Sur son site Internet, Vienne propose un guide de 48 pages
(en allemand, anglais, français et espagnol) qui recense tous les
établissements "gay friendly", de l'Opéra national (oeuvre d'un
couple d'architectes homosexuels) aux boîtes de nuit en passant par les
boutiques, hôtels et cafés comme le Berg ou le Frauencafé,
établissement tenu par des lesbiennes qui organise régulièrement des
expositions. "Les homosexuels sont une cible très intéressante, souligne Susanne Langer, qui a dirigé ce guide. Ils
sont en général attirés par la culture, n'ont pas d'enfants, peuvent
voyager facilement et surtout dépensent en moyenne beaucoup plus que
les hétérosexuels..." Selon l'observatoire international du
tourisme, les homosexuels dépensent 4 milliards de dollars par an dans
le monde. L'office du tourisme de Vienne, qui recense 150 000
homosexuels parmi ses 1,7 million d'habitants, a distribué, en 2006, 80
000 exemplaires de ce guide, téléchargeable sur le site www.wien.info.
LE MONDE | 16.08.07 |A. Ct (avec AFP)
