Entre mobilités et ancrages :
faire territoire dans le périurbain


Le périurbain : un espace de relégation des ménages modestes et de repli sur soi de familles fuyant les autres ? Autant de clichés que cet ouvrage, après d’autres, contribue à mettre à mal, en montrant la profonde diversité des pratiques habitantes qui produisent ces nouveaux territoires urbains.


77597569_o_2 A partir de l'ouvrage:  Habiter les espaces périurbains de Rodolphe Dodier (avec la collaboration de Laurent Cailly, Arnaud Gasnier et François Madoré), paru aux Presses universitaires de Rennes, en 2012.


siteon0_e5814_2L’espace périurbain est à la mode dans les médias et s’inscrit aujourd’hui avec force dans le débat public. L’injonction à construire une ville plus durable interroge, en effet, des formes considérées comme dévoreuses d’espace ; les morphologies périurbaines sont réputées banales et répétitives ; enfin, les périurbains sont supposés être plus souvent tournés vers des comportements de repli sur soi et d’individualisme, et être plus sensibles, au moins certains d’entre eux, aux sirènes du Front national. Des recherches récentes – comme celles de Jean Rivière (2009) – ont fait justice de cette mauvaise réputation, en montrant tout l’éventail des comportements électoraux dans les communes situées aux portes des villes, la variété des contextes locaux et des déterminants des votes.


Entre mobilités et ancrages : faire territoire dans le périurbain l par Martine Berger l Métropolitiques l 11/01/2013 l LIRE LA SUITE...