LE DESTIN AU BERCEAU. INEGALITES ET REPRODUCTION SOCIALE
Le Destin au berceau
Inégalités et reproduction sociale
Camille Peugny
Coédition Seuil-La République des idées, 2013
Aujourd’hui, sept enfants de cadre sur dix exercent un emploi d’encadrement. À l’inverse, sept enfants d’ouvrier sur dix occupent un emploi d’exécution. Même si la société française s’est considérablement ouverte au cours du XXe siècle, la reproduction sociale a cessé de diminuer depuis trois décennies. Le constat est sans appel : les conditions de la naissance continuent à déterminer le destin des individus. Cette situation attise la défiance envers les institutions et sape les fondements de la cohésion sociale. À l’heure où l’exigence de mobilité ne cesse d’être affirmée, il est inacceptable que le destin des individus soit figé si tôt. Il faut au contraire multiplier les occasions d’égalité, en repensant la formation initiale et en l'articulant à un dispositif universel de formation tout au long de la vie.
Camille Peugny est maître de conférences en sociologie à l’université de Paris 8. Spécialiste de la mobilité sociale et des inégalités entre générations, il a publié de nombreux articles et un livre de référence, Le Déclassement (Grasset, 2009)

L'évolution de la mobilité sociale l Le processus de mobilité sociale n'est pas stoppé, même s'il fonctionne moins bien que durant les années 1960, période de très forte croissance économique. Selon l'Insee, en 2003, 65 % des hommes de 40 à 49 ans n'étaient pas employé dans une profession appartenant à la même catégorie sociale que celle de leur père. En 1997, le chiffre était de 57 %... l Centre d'observation de la société l 13/03/2013 l LIRE LA SUITE l