14 novembre 2009
BERLIN
Berlin
capitale inachevée
Il n'y est pas né, n'y a pas grandi. Pourtant, Mehdi Chouakri a beaucoup du profil type du Berlinois. De la génération de l'après-Mur s'entend. Galeriste, trentenaire, d'origine algérienne dans une ville littéralement colonisée par de jeunes créateurs venus du monde entier. Propriétaire d'un espace consacré à l'art contemporain dans l'ancien Berlin-Est, il a l'enthousiasme du pionnier quand il évoque sa cité d'adoption. Une métropole qui peine à redevenir pleinement capitale de tous les Allemands, mais suscite une grande effervescence. Une ville de vides, de friches, de grands espaces et de petits loyers. Berlin n'est toujours pas un tissu homogène, elle garde un côté inachevé, remarque le galeriste, en laissant son regard errer sur l'espèce de terrain vague qui jouxte son bureau.
Depuis treize ans qu'il est là, il a pourtant vu bien du changement. A Mitte, son quartier, on ne trouve plus guère d'immeubles délabrés. Les façades wilhelminiennes ont été fraîchement repeintes et les appartements terrasses poussent comme des champignons. Ici comme ailleurs, tout bouge, tout le temps. Les cafés ouvrent et ferment à un rythme effréné. Les endroits à la mode se déplacent d'une rue à l'autre, d'un arrondissement à l'autre. Lui-même a déjà déménagé à trois reprises. Dans l'intervalle, il s'est fait un nom, une clientèle, un réseau. Ce que j'ai fait ici, dit Mehdi Chouakri, je ne pouvais le faire qu'ici. Dans cette ville où n'existent ni la pression financière ni la pression du succès.
Berlin, capitale inachevée-Marie de Vergès-Le Monde-11.11.09-Lire la suite...
CASABLANCA
Les villes, le monde,
les villes-monde...
Casa
Nayda
Conférence en présence de Dominique Caubet (professeure d’arabe maghrébin), Abderrahim Kassou (architecte DPLG) et Aadel Essaadanni (urbaniste) membres de Casamémoire et Mohamed Merhari (régisseur artistique, fondateur du festival le Boulevard).
En partenariat avec l’Institut Français de Casablanca
Casablanca-Samedi 14.11.09- 14h00-18h00 -MACLyon, salle de conférence
13 novembre 2009
QUELLE POLITIQUE CULTURELLE ?
1959
ré>inventer
Cinquante ans se sont déroulés depuis la création du ministère des Affaires culturelles par André Malraux. La société, les hommes et les femmes, les arts et les techniques ont profondément changé et il nous a semblé utile de poser des jalons pour repenser la politique culturelle.
Ce colloque n’a pas pour ambition de revenir sur les fondements de la pensée et de l’action de Malraux comme nous pourrions le faire dans une démarche généalogique, de retour aux sources. Comme il n’a pas pour ambition de questionner les politiques culturelles contemporaines : d’autres, et non des moindres, se sont attelés à ces tâches en cette année de célébration.
Nous avons choisi de faire un pas de côté et d’interroger un horizon encore difficilement identifiable mais que les artistes, les chercheurs, les acteurs des politiques culturelles ressentent et tentent d’apercevoir au cours de leurs activités professionnelles. Tous en effet, nous cherchons, un peu comme un mot que nous aurions au bout de la langue, des manières de dire ce que nous éprouvons et qui pourraient fonder une action collective durable.
En d’autres termes, de même que la création du ministère des Affaires culturelles s’appuyait sur une certaine conception de l’art, de la culture et de l’action publique largement héritée des Lumières et des penseurs des XIXe et XXe siècles, ce colloque cherchera à mettre au jour les lignes de force qui, selon les différents points de vue sollicités – ceux des anthropologues, des historiens, des philosophes, des sociologues comme ceux des artistes, des professionnels de la culture ou des décideurs –, semblent aujourd’hui caractériser durablement la société contemporaine.
Des lignes de force que la future politique culturelle devra bien prendre en considération si elle veut constituer une réponse adaptée aux enjeux du demi-siècle à venir
1959 > 2009 > 2059 > ré > inventer la politique culturelle? Programme-Pdf
Colloque organisé par l’Université Lumière-Faculté d'anthropologie et de sociologie et la DRAC Rhône-Alpes -Université Lumière-Jeudi 19 et vendredi 20 novembre 2009-18 quai Claude Bernard Lyon 7ème-tél. 04 78 77 23 80
WHITOPIA
Whitopia les nouveaux
ghettos blancs
aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, des enclaves blanches à l’écart des centres urbains poussent comme des champignons. Au risque d’une balkanisation raciale. La banlieue américaine, refuge et matrice des rêves et des angoisses de la classe moyenne, connaît une mutation sous la forme de lotissements paradisiaques, isolés et surtout, immaculés. On dénombre pas moins de 286 comtés qui cumulent à la fois une croissance démographique très forte et une population blanche à plus de 90 %. Leur standard de vie élevé leur vaut d’être classés comme les meilleurs endroits où habiter.
Rich Benjamin, chercheur afro-américain au think tank indépendant Demos, a passé plusieurs mois à visiter ces enclaves monocolores où l’on pratique intensément le golf et l’entre-soi. Ces nouvelles incarnations du rêve américain, qui fleurissent hors des centres urbains et des banlieues, dans l’Utah, l’Idaho ou la Géorgie, baptisées par l’auteur Mecques blanches, ou Whitopia ne sont plus l’apanage des rednecks (beaufs réacs) mais attirent familles, retraités et entrepreneurs. Son essai Searching for Whitopia (A la recherche de l’utopie blanche) raconte cette récente migration blanche.
DEFI AUX URBANISTES
Comment
concilier rêve
pavillonnaire
et ville durable ?
C''est devenu le leitmotiv des urbanistes et des élus : il faut densifier la ville, éradiquer la banlieue pavillonnaire et son cortège de déplacements automobiles. Mais voilà, sondage après sondage, la maison individuelle reste le rêve de plus de 80 % des Français et 65 % de nos concitoyens se hérissent au seul mot de densité.
Ce grand écart entre le modèle idéal des professionnels et les aspirations de la population est l'objet de l'exposition Villes rêvées, villes durables ?, présentée à l'Espace Fondation EDF, à Paris, avec l'Institut pour la ville en mouvement. Le cauchemar de l'étalement urbain, c'est le rêve de maison de beaucoup de gens, résument les commissaires de l'exposition, les urbanistes Taoufik Souami et Eric Charmes, maîtres de conférence à l'Institut français d'urbanisme et chercheurs au CNRS.
La densité n'est pas la panacée, remarquent les deux auteurs. Des études norvégiennes montrent que les habitants des zones très denses utilisent certes peu leur voiture en semaine, mais partent davantage en week-end. C'est ce qu'on appelle l'effet barbecue. Le bilan carbone de leurs déplacements est finalement équivalent à celui des habitants de la périphérie, explique Eric Charmes.
Les écoquartiers, qui bourgeonnent en France vingt ans après les pionniers d'Europe du Nord, sauront-ils faire rêver avec leur modèle d'habitat collectif aéré et économe en énergie ? S'attardant dans les rues d'Hammarby Sjöstad à Stockholm, l'exposition rappelle que si ces quartiers ont du succès, c'est aussi parce qu'ils ont développé des espaces urbains agréables et une grande qualité de vie, au-delà de la préservation de l'environnement.
12 novembre 2009
RENDRE L'ESPACE PUBLIC
11 novembre 2009
COMEDIE URBAINE
La comédie urbaine
Voir la ville autrement
Michaël Darin
Ed Infolio, 2009, Col Archigraphy
Ce livre est destiné aux flâneurs. Son ambition est de faire entrer dans leur champ de vision les traces laissées, dans notre paysage urbain, par la comédie urbaine : l’enchaînement des traces laissées par d’innombrables acteurs venus de toutes les sphères sociales, enchaînement qui crée nos rues et nos places, ces œuvres collectives. Ces assemblages, véritables tours de Babel, résultent d’équilibres entre les moyens, intérêts, représentations et idées de groupes sociaux qui ne partagent pas la même langue constructive.
La comédie urbaine insiste sur la complexité de l’entreprise collective nommée ville, en attirant l’attention sur les détails bizarres qu’on peut voir dans l’espace urbain, à Paris et dans bien d’autres villes françaises. Ces anomalies ne sont pas des échecs. Elles le seraient si la pertinence d’une forme urbaine était jugée à l’aune de ses concepteurs. La ville réelle n’est pas l’ombre d’une ville idéale. Les livres qui lui sont consacrés sont souvent hantés par le spectre de la cité idéale. Mais la ville est le phénomène imparfait par excellence. En mouvement perpétuel, perçue à partir de points de vue changeants, elle défie tout jugement.
Ce livre propose de voir et apprécier autrement les villes, de les regarder comme des œuvres collectives à l’évolution desquelles contribuent des concepteurs, certes, mais également une multitude d’autres acteurs. Comme le langage, la ville se transforme sans cesse et surprend toujours. Est-ce si grave ? Pas pour le promeneur qui, en chaque lieu ou presque, comme le libertin de Kundera, est mu par le désir de s’emparer de l’infinie diversité du monde. Surtout s’il ne projette pas sur les villes un idéal subjectif. Bien sûr, personne ne vit dans un état permanent de bien-être absolu. Mais chacun peut apprécier les moments où il est en paix avec la ville telle qu’elle est, malgré ce qu’elle est.
Michaël Darin a étudié la philosophie et la sociologie à Jérusalem (licence à l’université hébraïque), l’architecture à Londres (diplôme d’architecture délivré par l’A.A. School of Architecture) et l’histoire à Paris (DEA, Doctorat et HDR à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales). Il a enseigné à l’Ecole d’architecture de Nantes, pendant une vingtaine d’années, le projet et l’histoire de l’architecture. Depuis une dizaine d’années, il occupe à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles le poste de professeur d’histoire de l’architecture et de la ville.
Après avoir exercé un temps en tant qu’architecte praticien, il s’est tourné vers la recherche. Sa thèse (sous la direction de Marcel Roncayolo) portait sur le percement des grandes voies urbaines pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. Dans la foulée, il a écrit une monographie sur le boulevard Saint-Germain ; consacré une recherche à l’alignement, politique urbaine qui donne leur style aux vieilles rues françaises ; mené des études sur les places de Nantes et de Paris, et sur les boulevards un peu partout en France ; travaillé sur l’urbanisme du 20e siècle – histoire d’une ZUP à Nantes, enquête sur les bons espaces publics modernes en France, recherche sur les voies secondaires dans les ZUP. Enfin, il s’est intéressé à la relation entre ville et langage, les deux œuvres collectives les plus fabuleuses de l’homme, selon Mumford.
10 novembre 2009
FRANCOIS ASCHER
La cérémonie du Grand Prix de l'urbanisme 2009 rendra hommage au lauréat François Ascher
LE 24 NOVEMBRE 2009 AU CARROUSEL DU LOUVRE
Un débat précédera cette manifestation à partir de 14h00 autour de la pensée et de l'engagement de François Ascher en faveur du lien entre la recherche et l'action urbaine.
Parution de deux ouvrages : -Organiser la ville hypermoderne, aux éditions Parenthèses Sous la direction d'Ariella Masboungi, publié par le Grand Prix d'Urbanisme, sur l'œuvre et les écrits de François Ascher. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. - L'âge des métapoles de François Ascher, aux Editions de l'Aube Collection Monde en cours. 392 pages. C'est par l'analyse de la société que l'on peut comprendre et expliquer la ville. Les grandes régions urbaines contemporaines - les métapoles- matérialisent les nouvelles caractéristiques de la société hypertexte. Elles en sont comme l'avant-garde. Aussi un nouveau capitalisme cognitif et écologique apparaît où l'individu-roi peut naviguer entre les situations, les connaissances, les croyances, les milieux sociaux... accroissant les différenciations sociales
Les textes de François Ascher réunis et préfacés par Alain Bourdin permettent de saisir les grands processus qui façonnent aujourd'hui la société et la ville. Ils partent de différents points de vue, la politique, l'alimentation, la vie quotidienne…et utilisent de nouvelles métaphores en laissant la place à l'imprévu qui est l'une des caractéristiques de notre modernité.
François Ascher, décédé en juin 2009, a présidé depuis sa création le Conseil scientifique et d'orientation de l'Institut pour la ville en mouvement.
Cérémonie du Grand Prix d'Urbanisme : Renseignements / inscriptions : Eric.Fallon@developpement-durable.gouv.fr. Conférences et articles de François Ascher : Sur le site de l'IVM : www.ville-en-mouvement.com .Contact presse IVM : Solange Collery. Communication www.solangecollery.com 01 47 45 50 30 - info@solangecollery.com
MOBILITE ET URBANITE
Quelle mobilité pour quelle urbanité?
Jacques LEVY - CANAL UTV-Janvier 2006
La mobilité ne se réduit pas au simple déplacement
Rapport social au changement de lieu, la mobilité comprend une partie non actualisée, d'autant plus importante que l'accessibilité s'étend. La mobilité est l'une des trois grandes méthodes de gestion de la distance, avec la coprésence et la télé-communication. Sa spécificité est de se confronter et de s'articuler, à travers ses réseaux, aux autres couches de l'espace habité.
Avec ses métriques, pédestres ou automobiles, publiques ou privées, la mobilité s'intègre à la problématique plus générale de l'espace urbain et participe de ses choix portant sur la densité, la diversité, la place de l'espace public et l'exposition à l'altérité. Les techniques de la mobilité sont donc fondamentalement politiques. Un modèle de mobilité est toujours aussi un modèle d'urbanité.
Le texe de la conférence du 05/01/06 en pdf
09 novembre 2009
FAIRE LE MUR
Des murs à abattre
Faire le mur, au pied du mur, aller dans le mur, entre quatre murs, le mur est l'élément de notre rapport à l'espace le plus sujet à métaphores. Contrainte, enfermement pour certains, il est sécurité pour d'autres.
La république de Chypre et sa capitale administrative Nicosie sont divisées depuis 1974 par une ligne verte dont quelques brèches ont été ouvertes, la rue Ledra, le 3 avril 2008. Une clôture de sécurité est érigée sur 700 kms entre les territoires occupés et Israël ,haute de 8 mètres à Jérusalem, à 200 mètres du Mont des Oliviers,dont personne ne pense qu'il puisse amener la paix entre les deux peuples.
A Berlin le mur est tombé après 28 ans de déchirements (1961-1989), il y a juste 20 ans. Berlin fête sa réunification et déjà les historiens s'interrogent sur l'effacement des traces (noms des rues, emblèmes déboulonnés, bâtiments détruits) et leur réinscription spontanée dans le Berlin d'aujourd'hui.
Avec Evelyne Péré-Christin, architecte et sociologue, auteur de le mur aux éditions Alternatives ; Dominique Dolmieu, directeur artistique de La Maison d'Europe et d'Orient ; Thierry Dufrène, commissaire de l'exposition Berlin, l'effacement des traces, 1989-2009 au musée d'histoire contemporaine, Hotel national des Invalides, professeur d'histoire de l'art à l'université de Paris Ouest Nanterre La Défense et karim Lebhour, correspondant de RFI
Vivre sa ville-Emission du dimanche 8 novembre 2009-De 7h à 8h
08 novembre 2009
NOMIYA


NOMIYA
Une œuvre de Laurent Grasso sur le toit du Palais de Tokyo soutenue par Electrolux
La nuit tombée, une masse étrange, légère et suspendue diffuse une lumière violacée sur le toit du Palais de Tokyo. Le jour venu, NOMIYA révèle une structure taillée dans le verre et l’acier. Le travail de Laurent Grasso explore les mécanismes de représentation et leurs possibles interprétations. La structure en verre et en acier hérite d’une autonomie plastique éprouvée par des œuvres plus anciennes, 4brane ou encore Radio Colors Studio.
NOMIYA présente des qualités esthétiques qui ne laissent en rien présager ses fonctions : l’œuvre se présente au public comme une sculpture, mais renferme en vérité une table d’hôte pouvant accueillir 12 personnes amenées à se rencontrer comme dans les petits comptoirs japonais dont NOMIYA est inspiré.
Durant un an, le chef Gilles Stassart est invité à donner une lecture culinaire de ce projet artistique et architectural. L’artiste s’évertue à brouiller les frontières. La tôle perforée reproduit le dessin d’une aurore boréale qui s’offre au public extérieur. La transparence laisse entendre qu’il se passe davantage encore à l’intérieur de la structure : la réalité y est manipulée et prend les allures d’une fiction.
C’est ainsi que NOMIYA s’inspire largement des conventions cinématographiques. Disposé en hauteur de manière à déréaliser le point de vue, le dispositif offre à ses habitants des cadres sur la ville. Les reflets sur le verre brouillent les repères et font de NOMIYA une masse étrange, légère et suspendue entre la rumeur et le réel.
Conçu par Laurent Grasso, prix Marcel Duchamp 2008, en collaboration avec l’architecte Pascal Grasso, NOMIYA s’installe sur le toit du Palais de Tokyo. Ce dispositif inédit remplace l’hôtel Everland à partir du 1er juillet et s’inscrit dans le cadre du projet Art Home initié par le groupe Electrolux.
Palais de Tokyo-Nomiya-Du 01 juillet 2009 au 01 juillet 2010
STYLE AND THE CITY
07 novembre 2009
GARDENS BY THE DAY
Gardens by the bay : A film showing the development of the design ideas behind the winning entry to the landscape architecture competition in Singapore.
HABITAT MARIN
ARCHE
Habiter
l’océan
Nouvelle génération de ville flottante, L’ARCHE est une barge semi-submersible pouvant recevoir jusqu’à 1600 habitants et se déplaçant localement dans les eaux territoriales de son pays d’appartenance
Habiter sur l’eau c’est avant tout un rêve. Est-ce en train de devenir une nécessité ? Littoralisation massive des populations, mondialisation des échanges s’opérant sur les océans, encombrement et destruction des côtes, montée des eaux … Autant de raisons nous poussant petit à petit vers les océans. Le but de ce projet, imaginé par le jeune architecte d’intérieur et designer Nils Darsonval dans le cadre de son projet de diplôme à l’ESAG Paris, est d’intégrer ce constat pour proposer, à l’image de l’ARCHE de Noé, l’ARCHITECTURE d’un nouveau mode de vie faisant un premier pas vers l’habitat marin.
Source TrendsNows-Lire la suite et voir la galerie d'images complète...
06 novembre 2009
FEMMES DESIGNERS

Rencontre avec Marion Vignal pour la sortie de son livre
Femmes designers. Un siècle de créations paru aux Ed. Aubanel en octobre 2009
Au cœur des objets du quotidien: une histoire de la création contemporaine au féminin. Né à l'aube du XXe siècle, le design a grandi dans un monde masculin, celui de l'industrie, des ingénieurs et des architectes.
Les femmes ont longtemps été les grandes absentes du secteur. Certaines ont pourtant joué un rôle clé dans l'histoire du mobilier et plus largement de l'habitat. Entre Rodin et Camille Claudel, on sait aujourd'hui faire la différence. Peut-on en dire autant des pièces de Le Corbusier et de Charlotte Perriand ?
Près d'un siècle plus tard, elles occupent le premier plan. Créatrices indépendantes, éditrices, galeristes, commissaires d'expositions, elles se sont emparées de la discipline à tous les niveaux. De Marianne Brandt, icône du Bauhaus, à Zaha Hadid en passant par Andrée Putman ou Matali Crasset, cet ouvrage passe en revue, à travers plus de 300 documents, les plus grands noms du design, de l'Art Nouveau à aujourd'hui.
1ER RV DE SORTIES /ARCHIPEL/SAMEDI 21 NOVEMBRE 2009 A 17H/21 PLACE DES TERREAUX LYON 1ER/OUVERT DU MARDI AU DIMANCHE 13H-19H/04 78 30 61 04/Mo A HOTEL DE VILLE
CONCEPT D'HABITAT
Un nouveau concept d'habitat
pour les femmes divorcées
Les maisons quatre pièces des Jardins de Roses cachent des formes arrondies et une multitude de rangements
Près de Montpellier, un ensemble de maisons conçu par des femmes pour les mères séparées voit le jour. Des lieux de vie réservés aux femmes : l'idée semble saugrenue. Pourtant, des gynécées grecs aux béguinages d'Europe du Nord, les modèles ne manquent pas. Près de Montpellier, le concept a fait son chemin. A Mauguio, un ensemble d'une quinzaine de maisons de ville spécialement conçues pour des femmes vient de voir le jour.
Loin de toute idéologie, il est né d'un projet marketing. Celui de logements pratiques et agréables pour femmes actives et divorcées devant jongler entre enfants et vie professionnelle. Pour répondre au mieux aux attentes de leur cible, l'ensemble a été entièrement réalisé par des femmes, de l'architecte au paysagiste en passant par la notaire.
Situé au cœur de la ville de Mauguio, dans l'Hérault, à quelques encablures des écoles, des crèches et des commerces, le lotissement a été baptisé Jardins de Roses. Le traditionnel garage est remplacé par un cellier où les mères de familles peuvent entasser poussettes et vélos ou encore déposer leurs courses, explique l'architecte, Pascale Malet. Un jardin a été aménagé en espace commun pour les décharger des corvées de jardinage. Les enfants, eux, profitent d'un espace clos et partagé où ils ont le loisir de s'égayer en toute sécurité.
05 novembre 2009
FLORIANE DE LASSÉE
Inside
Views
Floriane
de Lassée
Après Shanghai et Macao, Floriane de Lassée a choisi Pékin comme
troisième site chinois d'investigation. Cette ville ancestrale,
autrement appelée capitale du nord en mandarin, Beijing, est
aujourd'hui le théâtre de mutations colossales. Les Jeux olympiques de
2008 ont été l'occasion de modifier son visage: désormais la cité
interdite et le Temple du ciel côtoient les tractopelles et les
gratte-ciel de verre et d'acier.
Cette réorganisation, sans précédent dans l'architecture mondiale, n'a
pas manqué d'intérêt pour la photographe qui y a transporté sa chambre
photographique. En effet, en voulant devenir une ville d'envergure
internationale, Pékin, plus traditionnelle que sa consoeur, Shanghai,
transforme en profondeur sa morphologie. Les grandes étendues
horizontales ont fait place aux vertiges de Babel.
Les photographies de nuit de Floriane de Lassée attestent ce changement
et sont l'occasion, renouvelée, d'insister sur le décalage criant entre
la grandiloquence architecturale et la solitude humaine. Ce hiatus est
renforcé par ses mises en scène desquelles se dégage une mélancolie, en
particulier celles qui présentent un personnage de dos ce qui n'est pas
sans évoquer la mélancolie romantique de certains tableaux de Gaspar
David Friedrich. De même, la construction de ses images, tantôt
panoramiques pour renforcer la sensation d'une ville tentaculaire,
tantôt structurées par un plan large et un plan frontal, reproduit ces
différences d'échelle.
Seulement, aujourd'hui, ces villes opulentes qui affichent leur
richesse par des lumières de toutes les couleurs cherchent à maîtriser
leurs dépenses énergétiques par soucis économique et écologique. Ainsi,
les villes, la nuit, commencent à s'éteindre, Floriane de Lassée
continuera-t-elle alors à capturer les feux des mégalopoles ?
Inside Views-Galerie Philippe Chaume-Du 06/11/09 au 23/01/10-Vernissage le 5 nov 2009 de 18h à 21h-9 rue de Marseille-Paris 10e-Mo République
Signature et rencontre avec l'artiste le samedi 8 novembre de 17 à 19h30 à la Librairie Photographique 17, rue de la Villette 75019 Paris France
QUAND LA VILLE MEURT
LOI DU SILENCE
Quand la nuit parisienne
meurt en silence
Boîtes qui ferment, voisins de plus en plus impatients, lois contraignantes : une pétition s’inquiète de voir la ville lentement reléguée au titre de capitale européenne du sommeil.
Paris, ville mortuaire, ville soumise. Sur la page Facebook de Quand la nuit meurt en silence, les comments se déchaînent : en quelques jours, cette pétition lancée par certains acteurs des musique actuelles et des professionnels de la nuit (Les associations Plaqué Or et Technopol, le disquaire My Electro Kitchen) a recueilli plus de 6000 signatures. Des professionnels, anonymes, clubbeurs mais aussi des artistes, DJ ou chanteurs (Izia Higelin..) qui partagent le même constat : asphyxiée par une loi du silence généralisée, la ville lumière, serait sur le point d’être reléguée au rang de capitale européenne du sommeil, loin à la traîne derrière les Londres, Barcelone ou Berlin. Offre réduite, rétrécissement des lieux de nuit (La Loco à Pigalle est sur le point de fermer ses portes), le bilan de la capitale est morose.
Les causes invoquées sont structurelles (une urbanisation hypercentralisée qui rend extrêmement difficile la création de nouveaux lieux et l’insonorisation de bâtiments anciens), économiques (les coûts très élevés de la capitale) et surtout législatives.
Les signataires pointent en effet des pressions grandissantes de la préfecture et des services de police dans la gestion des problèmes de nuisance et de voisinage, qui auraient explosé depuis la loi anti-tabac de janvier 2008. Contactée par nos soins, la préfecture de police a dit préférer ne pas s'exprimer sur le sujet. « On a tous trouvé cette loi intéressante d’un point de vue de la santé publique, explique Eric Labbé de My Electro Kitchen. Mais personne n’avait prévu que les clients allaient se retrouver dans la rue pour s’en griller une. Les flics ont du gérer avec les moyens du bord.
04 novembre 2009
VILLES ALLEMANDES

Francfort, Allemagne © Stefan Cop
Urbanisme : pourquoi les villes allemandes
sont agréables à vivre
Selon un sondage paru en mars 2009*, les villes allemandes comptent parmi les plus agréables à vivre dans le monde. Dans le top 10 figurent Bonn, en cinquième position, Düsseldorf et Francfort, classés septièmes ex æquo. Suivent Munich (11ème), Hambourg (13ème) et Berlin (14ème), loin devant Zurich (18ème) et Paris (20ème).
Les critères pris en compte pour l’étude concernent la sécurité personnelle, le marché immobilier, la qualité des infrastructures et le coût de la vie. Les villes allemandes se distinguent surtout en matière des critères verts comme la qualité de l’air et l’offre de loisirs en plein air.
Aujourd’hui, même les ONG environnementales reconnaissent aux services municipaux d’urbanisme une certaine conscience verte. Comparés à d’autres pays européens, les urbanistes allemands placent les aspects environnementaux en tête de leurs préoccupations , estime par exemple Stefan Kuhn, responsable de la gouvernance urbaine auprès de l’association ICLEI, un réseau international de villes pour le développement durable.
Selon lui, l’intégration de la nature dans l’espace urbain a une bonne raison d’être : En absorbant le CO2 pour rejeter de l’oxygène, la végétation améliore le microclimat des villes en été. Constat partagé par Rüdiger Wittig, professeur auprès de la faculté de Géobotanique et d’Écologie de l’Université de Francfort : L’homme ne peut vivre que dans un environnement propre. Pour cela, il faut des plantes dans les villes. Et il ne faut pas oublier le plaisir qu’éprouvent les gens à regarder un arbre ou une petite fleur sur un mur gris.
Cet article fait partie du dossier spécial Allemagne, modèle écolo ?







